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Histoire - Assomption

La fête de la Dormition et le dogme de l’Assomption

Proclamation du dogme

Le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie, fêtée le 15 août, a été proclamé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950 (constitution apostolique « Munificentissimus Deus ») :

« Nous affirmons, Nous déclarons et Nous définissons comme un dogme divinement révélé que l'immaculée mère de Dieu, Marie toujours vierge, une fois achevé le cours de sa vie terrestre, a été assumée (ndlr : élevée) corps et âme à la gloire céleste ».

Auparavant, Gilles Bouhours, 6 ans, à qui la Vierge apparaît à Seilhan (Haute Garonne) depuis 1947, a été reçu par le pape Pie XII en audience privée. Le garçonnet a transmis au Saint Père un message que lui a confié l'apparition. Puis les 30 et 31 octobre, 1er et 8 novembre 1950, le pape, alors qu’il se trouvait dans les jardins du Vatican, a vu le soleil « danser » dans le ciel…

Dès 1946, Pie XII avait demandé par lettre à l’épiscopat du monde entier s’il était souhaitable de procéder à la définition de ce dogme. La réponse ayant été affirmative, presque à l’unanimité, le pape avait annoncé qu’il confirmait « l’enseignement unanime du magistère ordinaire de l’Église et la croyance unanime du peuple chrétien ».

Il faut remarquer qu’il s’agit d’assomption, non d’ascension, car « assomption » est un terme passif : Marie ne s’élève pas au ciel d’elle-même, elle y est élevée, corps et âme.

L'Eglise orthodoxe parle de la « Dormition de la très Sainte Mère de Dieu », entendant par ce mot la mort radieuse de la Vierge Marie et sa montée au ciel avec son corps. Elle préfère le terme de « Dormition » à celui d’ « Assomption » qui pourrait, de son point de vue, laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.

Où Marie a-t-elle quitté ce monde ?

« Tous d’un même cœur étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères » (Actes 1,14). Telle est la dernière mention explicite, dans le Nouveau Testament, de Marie dont on sait qu’après la mort de Jésus, le disciple Jean l’a « prise chez lui ».

Que devint-elle ensuite, après la dispersion des apôtres et leur départ de Jérusalem ? Marie est-elle restée à Cana où elle avait des parents et où elle se serait retirée après la mort de Joseph ? Ou, vers 37/40, a-t-elle suivi Jean et Marie-Madeleine à Éphèse pour échapper aux persécutions lancées contre les chrétiens en Palestine ? Et, avec ou sans eux, elle a bien pu retourner à Jérusalem après avoir vécu un certain temps à Ephèse…

Celle qui avait 15 ans à la naissance de Jésus, serait morte dans sa 72ème année (âge variant selon les sources), le 21 janvier 51 ou le 14 août 57 : son âme fut accueillie par son Divin Fils en personne et son corps fut emporté au ciel par les anges…

A Ephèse ?

Selon Marie-Jeanne Bérère (docteur en théologie, 1999), la tradition qui raconte la mort de Marie comme s'étant produite à Éphèse « ne paraît pas plus ancienne que le XVIe siècle. Elle a été rapportée au XVIIe siècle, par l'historien français Le Nain de Tillemont, dans ses « Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique des six premiers siècles ».

Chaque année, l’Assomption rassemble, à Éphèse (aujourd’hui en Turquie), dans la Maison de la Vierge, plus de 300 000 pèlerins, catholiques et musulmans : les premiers célèbrent la messe, tandis que les seconds prient dans la chambre adjacente.

Ce qui est considéré aujourd'hui comme la maison de Marie à Éphèse ne l'est que depuis la fin du XIXe siècle. La localisation de cette maison, « Meryemana evi'ni », construite pour elle sur le Bulbul Dagi, a été établie, sur la base du récit écrit d'une vision de la mystique catholique allemande, Catherine Emmerich (1774-1824). En 1892, l'archevêque de Smyrne, Mgr Timoni, authentifia le site marial par un décret autorisant les pèlerinages.

C’est à Éphèse que fut construite la première église dédiée à la Vierge Marie ; elle accueillit les conciles de 431 (qui proclama la maternité divine de Marie) et de 449.

Les papes Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI, ont précisé s’être rendus à Éphèse, parce qu’elle est la ville où Marie a été déclarée « Mère de Dieu ».

Éphèse est aussi célèbre pour son temple antique (l’ « Artémision », l’une des 7 merveilles du monde) dédié à une Artémis exceptionnelle : Artémis Prothée « source de toutes choses », vierge et déesse-mère à la tête noire et aux multiples mamelles (à moins qu’il ne s’agisse, comme le pensent certains spécialistes, de testicules de taureaux). Il reste peu de chose de l’Artémision détruit et reconstruit 7 fois puis pillé par les Goths en 262 ; sinon la rue des Courètes que parcouraient 9 prêtres eunuques voués à la déesse et le souvenir des initiés aux mystères orgiaques s’étreignant dans le bois sacré d’Ortygia…

Notons également qu’on rencontre le croissant de lune, anciennement associé à l’arc de Diane-Artémis, dans certaines représentations de la Vierge Marie et que c’est aussi un emblème musulman.

A Jérusalem ?

Selon des récits apocryphes, les apôtres furent mystérieusement avertis de se retrouver à Jérusalem. Ils purent alors entourer la Mère de Dieu lors de ses derniers instants.

Selon saint André de Crète (v. 660-740), elle mourut dans sa maison sur le mont Sion.

Selon l’évangile apocryphe de Thomas, tous les apôtres, sauf lui, Thomas, transportèrent le corps de Marie dans le tombeau préparé à Gethsémani. Thomas, arrivant 3 jours plus tard, demanda qu’on ouvrît le caveau pour qu’il pût voir une dernière fois la défunte. Le tombeau était vide et il s’en exhalait le plus doux des parfums : les anges avaient emmené le corps ressuscité de Marie vers le ciel.

« Ensuite le corps est porté au lieu très saint de Gethsémani. Ce sont encore baisers et embrassements, encore louanges et hymnes sacrés, invocations et larmes ; la sueur de l'angoisse et de la douleur s'épanche. Et ainsi le corps très saint est placé dans le glorieux et magnifique monument. De là, après trois jours, il est emporté dans les hauteurs vers les demeures célestes. » [Jean Damascène (+ vers 750), « Deuxième homélie sur la Dormition », 14])

« Le Seigneur, étendant ses mains pures, reçut son âme sainte et irréprochable. Et, pendant que sortait cette âme irréprochable, le lieu fut rempli d'un parfum et d'une lumière indicible. Et voici qu'on entendait une voix céleste qui disait : « Bienheureuse es-tu parmi les femmes. » (…) Les douze apôtres, alors, déposèrent son corps précieux et saint dans une bière et l'emportèrent (…) les apôtres portèrent la bière et déposèrent le précieux et saint corps à Gethsémani, dans un tombeau neuf. Et voici qu'un parfum délicat se dégagea du saint tombeau de notre Maîtresse, la Mère de Dieu. Et, pendant trois jours, on entendit des voix d'anges invisibles qui glorifiaient le Christ, notre Dieu, né d'elle. Et, le troisième jour achevé, on n'entendit plus les voix. Dès lors, nous sûmes tous que son corps irréprochable et précieux avait été transféré au paradis (…) Nous, les apôtres, ayant vu le transfert soudain et précieux de son saint corps, nous avons glorifié Dieu, qui nous a montré ses merveilles à l'occasion du départ de la mère de notre Seigneur Jésus-Christ. » (La Dormition de Marie, apocryphe du Pseudo-Jean, Ve/VIe siècle, par K. von Tischendorf, 1866) 

Juvénal, patriarche de Jérusalem de 422 à 458, répondit à l’impératrice Pulchérie (+453) et à l’empereur Marcien (+457), qui lui demandaient des reliques de la sainte Vierge, que son tombeau à Gethsémani était vide (« Les saints lieux », Mislin, 1876). On vénère encore ce tombeau vide à Jérusalem, dans la vallée du Cédron, au pied du mont des Oliviers. La localisation du tombeau dit « de la Vierge » à cet endroit a dû naître d'une confusion. Dès les premiers siècles en effet, on aimait à se souvenir du voyage de Marie depuis Nazareth jusqu'à Bethléem, en un lieu appelé « Reposoir de Marie » et situé en Galilée. Mais l'accès de cette région de Palestine fut souvent dangereux et l'on transféra à Jérusalem la commémoraison du « Reposoir de la Vierge ». Par la suite on passa de l'idée de reposoir à celle de tombeau.

Chronologie

La fête de la « Dormition (« Koimêsis » en grec, « Dormitio » en latin = sommeil) de la Mère de Dieu » était célébrée au VIe siècle en Orient, à la mi-janvier (le 18 en Égypte). A Jérusalem se trouvait une église de la Dormition. Maurice, empereur de Constantinople de 582 à 602, fixa la fête au 15 août.

Vers 594, Grégoire de Tours exprima la première formulation théologique de l'Assomption (la doctrine sera confirmée par les théologiens du XIIIe siècle : Thomas d’Aquin, Bonaventure, etc.).

La fête, apportée à Rome sous le nom de « Dormition de Marie » par le pape Théodore (642-649), originaire de Constantinople, fut baptisée « Assomption » vers 770.

En 813, le Concile de Mayence l'imposa à l'ensemble de l'Empire franc.

La procession

A l'occasion d'une victoire remportée sur les Anglais qui furent obligés de lever le siège de la ville en 1443, la procession de l'Assomption fut instituée à Dieppe.

A la fin du XVIème siècle, il existait en Italie une procession le 15 août.

Par lettre patente du 10 février 1638, le pieux Louis XIII, en plein accord avec Richelieu et le père Joseph, mit le royaume de France sous la protection spéciale de la Vierge Marie et institua la procession du 15 août, dite « du vœu de Louis XIII », pour respecter la promesse qu’il avait faite à Marie, à Noël 1636, après avoir repris Corbie (Somme) aux Espagnols le 14 novembre, et pour la remercier de la grossesse de la Reine (la naissance du dauphin aura lieu le 5 septembre) :

«  (…) nous avons déclaré et nous déclarons que, prenant la très sainte et très glorieuse Vierge Marie pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, et nous avertissons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans, fête et jour de l'Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand-messe, qui se dira en son église cathédrale, et qu'après les vêpres dudit jour, il soit fait une procession en la dite église, à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et les corps de ville, avec pareilles cérémonies que celles qui s'observent aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises, tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris. Exhortons pareillement les archevêques et évêques de notre royaume, et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales, et autres de leurs diocèses, entendant qu'à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines, et les principaux officiers des villes y soient présents, et d'avertir tous les peuples d'avoir une dévotion particulière à la Vierge d'implorer en ce jour sa protection, afin que, sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de nos ennemis, qu'il jouisse longtemps d'une bonne paix, que Dieu y soit servi et révéré si saintement que nous et nos sujets puissions arriver heureusement à la dernière fin pour laquelle nous avons tous été créés, car tel est notre plaisir. Donné en Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l'an de grâce mil six cent trente-huit et de notre règne le vingt-huitième. »

La consécration du royaume de France à Marie fut confirmée par Louis XIV en 1650 et par Louis XV en 1738.

De nombreuses fêtes ont lieu, le 15 août, en liaison avec la procession :

- fête du pain et de la moisson ;

- fêtes de la mer avec bénédiction de la mer et bénédiction des bateaux dans le nord, en Bretagne et en Provence ;

- fêtes patronales de paroisses en Provence.

En 1804, Napoléon Ier fit du 15 août, jour anniversaire de sa naissance, sa fête officielle, la « Saint Napoléon ». Selon Damas-Hinard : « le pape Pie VII proposait à l'empereur de canoniser un Bonaventure Bonaparte, mort obscurément dans un cloître » ; il semble plutôt qu’on transforma pour la cause saint Néopolis ou Néopole, compagnon de saint Saturnin et martyr à Alexandrie, en « Napoléon ».

En 1881, les Acadiens choisirent Notre Dame de l'Assomption pour sainte patronne.

Le 21 mars 1922, le pape Pie XI proclama Notre-Dame de l’Assomption patronne principale de la France.

Le 21 novembre 1964, Paul VI promulgua la Constitution dogmatique « Lumen gentium » sur l’Eglise : « Enfin, la Vierge Immaculée, préservée de toute tache de la faute originelle, au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l'univers afin de ressembler plus parfaitement à son Fils, Seigneur des seigneurs (cf. Apoc. 19, 16) et vainqueur du péché et de la mort. » (Chapitre VIII, & II)

Le 11 octobre 1998, le jumelage des diocèses d'Izmir (Turquie) et du Puy-en-Velay (où se trouve l'un des plus anciens sanctuaires mariaux d'occident) a été célébré au cours du pèlerinage à Ephèse d'un groupe de chrétiens du Puy et de Mgr Brincard.

Citations

« O Marie, Mère de mon Dieu, vous êtes la Reine du ciel et de la terre, l'espérance des affligés. Vous êtes entourée d'une auréole plus radieuse que le soleil ; vous êtes couronnée de plus d'honneur que les Chérubins, de plus de sainteté que les Séraphins ; vous êtes plus élevée que toutes les créatures célestes. Vous avez été l'unique espérance de nos pères, la joie des Prophètes, la consolation des Apôtres, la gloire des Martyrs, l'honneur de tous les saints. O Vierge, qui apportez aux hommes la lumière et la consolation ! O la plus accomplie, la plus sainte des créatures ! A qui pourrai-je vous comparer ? Vous êtes cet encensoir d'or d'où s'exhalaient des parfums si doux. Vous êtes la lampe qui nuit et jour éclairait le  sanctuaire ; vous êtes l'urne qui renfermait la manne du ciel, la table sur laquelle était écrite la loi de Dieu. Vous êtes l'arche de la sainte alliance ; vous êtes le buisson ardent qui brûlait sans se consumer. Vous êtes la tige de Jessé qui porte la plus belle de toutes les fleurs, et cette fleur, c'est votre fils ! Ce fils est à la fois Dieu et homme, et vous êtes sa mère ! (…) C'est par vous, O Vierge mère, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec notre Dieu. Vous êtes l'avocate des pécheurs et l'espoir des âmes découragées ; vous êtes le port assuré contre le naufrage ; vous êtes la consolation du monde, l'asile des orphelins, la rançon des captifs, le soulagement des malades, le baume des infirmes, le salut de tous. En vous le solitaire trouve son repos, et l'homme du monde son appui. Nous venons donc, O sainte Mère de Dieu !, nous réfugier sous vos ailes protectrices. Couvrez-nous de votre miséricorde ; ayez pitié de nous. Oui, les yeux baignés de larmes, nous vous supplions d'obtenir par votre intercession bénie que votre divin fils, notre clément Sauveur, ne nous rejette point à cause de nos péchés et ne nous condamne point comme des arbres stériles. Ainsi soit-il. » (Prière de saint Éphrem le Syrien, + 373)

 « Puisque la nature humaine est condamnée à la pourriture et aux vers, et que d'ailleurs J.-C. ne fut pas exposé à cet outrage, la nature de Marie en est donc exempte, car dans elle, J.-C. a pris la sienne. (...) C'est le trône de Dieu, le lit nuptial du Seigneur, le tabernacle de J.-C. doit être où il est lui-même. Il est plus digne de conserver ce trésor dans le ciel que sur la terre (...) Réjouissez-vous, ô Marie, d'une joie ineffable, dans votre corps et dans votre âme, en J.-C. votre propre fils, avec votre propre fils et par votre propre fils : la peine de la corruption n'est pas le partage de celle qui n'a pas éprouvé de corruption dans son intégrité quand elle a engendré son divin fils. Toujours elle sera à l'abri de la corruption, celle qui a été comblée de tant de grâces ; il faut qu'elle vive dans toute l'intégrité de sa nature, celle qui a mis au monde l'auteur de la perfection et de la plénitude dans la vie ; il faut qu'elle demeure auprès de celui qu'elle a porté dans ses entrailles ; il faut qu'elle soit à côté de celui qu'elle a engendré, qu'elle a réchauffé, qu'elle a nourri. C'est Marie, c'est la mère de Dieu, c'est la nourrice, c'est la servante de Dieu. » (Saint Augustin 354-430)

« Je trouve très surprenant qu’il y ait des gens pour se demander vraiment si la Sainte Vierge doit être appelée Mère de Dieu. Car si notre Seigneur Jésus est Dieu, comment la Vierge qui l’a porté et mis au monde ne serait-elle pas la Mère de Dieu ? Telle est la foi que nous ont transmise les Saints Apôtres, même s’ils n’ont pas employé cette expression. » (Saint Cyrille d’Alexandrie, « Lettre aux moines d’Egypte », 431)

« Je te salue Marie, Mère de Dieu, lumière qui ne s'éteint pas,

Toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible.

Je te salue, Marie, demeure de celui qu'aucun lieu ne contient,

Toi qui as fait pousser un épi qui ne flétrira jamais… » (Saint Cyrille d'Alexandrie + 444)

« Va donc à ton lieu de repos, va et souviens-toi de nous pour toujours auprès de ton Fils. Va selon le corps et reste selon l’esprit avec nous tes serfs et tes esclaves. Voici que toute notre espérance repose en toi et que nous avons confiance d’être sauvés par tes prières saintes. » [Germain de Constantinople  (+ 733) pour la fête de la Dormition de la Vierge Marie]

« L'Immaculée n'a pas été laissée à la terre. Fille d'Adam, elle doit subir la sentence commune de la mort. Son Fils lui-même, qui est la Vie, ne l'a pas refusée. La Mère du Dieu vivant mérite bien de lui être associée? Comment la mort l'aurait-elle gardée ? Comment la corruption aurait-elle envahie ce corps où la Vie de toute vie a été accueillie ? » (Jean Damascène, + vers 750)

« A ta rencontre, au chant des hymnes, en une solennité pleine d’allégresse, les puissances s’avancent, et voici sans doute ce qu’elles disent: « Quelle est celle-ci qui monte dans tout son éclat ? Qui apparaît comme l’aurore, belle comme la lune, resplendissante comme le soleil ? Que tu es belle, que tu es douce! Tu es la fleur des champs, comme un lys au milieu des épines : c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment. A l’arôme de tes parfums nous courrons. Le roi t’a introduite dans son appartement. » Alors les Puissances te font escorte, les Principautés te bénissent, les Trônes te chantent, les Chérubins frappés de stupeur se réjouissent, les Séraphins glorifient celle qui est la mère de leur propre maître par nature et en vérité, selon l’économie du salut. » [Jean Damascène, « Homélie sur la Dormition »]

« Homme, qui que tu sois, regarde Ève et Marie.

Et, comparant ta mère à celle du Sauveur,

Vois laquelle des deux en est la plus chérie,

Et du Père éternel gagne mieux la faveur… » (Pierre Corneille 1606-1684)

Si ce texte vous a intéressé, visitez le site : http://pagesperso-orange.fr/compilhistoire/


Date de création : 12/08/2005 @ 20:13
Dernière modification : 25/10/2007 @ 21:35
Catégorie : Histoire
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